|
Bienvenue à la Bibliothèque Virtuelle de l'université d'Alger >
الأطروحات الجامعية (الماجستير والدكتوراه) >
الطب والصيدلة >
الطب >
Please use this identifier to cite or link to this item:
http://hdl.handle.net/1635/15182
|
Titre: | Epidémiologie de la cryptococcose en Algérie |
Auteur(s): | Hamroune, Zohra Bachi, Fatma |
Mots-clés: | epidemiologie sérotype Cryptococcos |
Issue Date: | 1-Apr-2021 |
Description: | Introduction:
La cryptococcose est une infection fongique, opportuniste majeure due à Cryptococcus neoformans
ou Cryptococcus gattii.
C’estl'une des principales causes de décès chez les adultes vivant avec le VIH. La cryptococcose neuroméningée est la forme clinique la plus fréquente et entraîne une morbidité et une mortalité importantes.
Matériel et méthodes
: Il s’agit d’une étude épidémiologique rétrospective et prospective qui a été réalisée au laboratoire de mycologie médicale de l’Institut Pasteur d’Algérie sur une période de 27 ans allant de 1992 à juillet 2019. L’étude a concerné les sujets suspects d’une cryptococcose et a porté sur 137 patients dont l’âge varie entre 20 et 90 ans avec une moyenne d’âge de 41,06 ans et réparties en 88 Hommes et 49 Femmes avec un sexe ratio de1,79. Cette étude a porté sur 174
prélèvements provenant de patients hospitalisés dans différents services d’Algérie, représentés par le LCR,
les urines, prélèvement cutané et sanguin.
En outre, plusieurs souches de Cryptococcusnous ont été adressées par nos collègues que nous tenons à remercier vivement. Les prélèvements de
l’environnement, 116 au total, représentés essentiellement par les fientes de pigeons, les feuilles et
les écorces d’Eucalyptus sp et les prélèvements de terre.
Les sites des prélèvements de
l’environnement ont concernés surtout la wilaya d’Alger avec ses différentescommunes et quelques
autres Wilayas. Ces prélèvements ont été soumis aux étapes de diagnostic mycologiques, une étude
du profil de sensibilité aux antifongiques et la caractérisation de quelques souches de Cryptococcus
.Résultat
Sur les 137 patients suspects d’une cryptococcose, 174 prélèvements ont été analysés dont
79 positifs, soit 45,40%, confirmant l’atteinte cryptococcique chez 70 patients, soit 51,09%.
Dans notre étude, le sexe masculin est plus touché par la cryptococcose avec 74,28% contre 25,71% chez
le sexe féminin avec un Sex Ratio de 2,89. La tranche d’âge la plus touchée varie entre 20
-40 ans avec 55,71% des cas suivie de la tranche d’âge 41
-60 ans avec 32,85% des cas. La répartition de nos patients atteints de cryptococcose en fonction
de l’âge et du sexe ne montre pas de différence statistiquement significative
; P> 0,05. Sur l’ensemble des 70 patients ayant contractés la cryptococcose, le facteur de risque lié à l’infection par le VIH est retrouvé dans 64,27% des cas.
Cliniquement, laméningo
-éncéphalite fébrile à Cryptococcus était la forme clinique prédominante
avec 90% des cas. La forme méningée était plus fréquente chez les patients VIH positifs 60% que
chez les séronégatifs pour le VIH 30%. C. neoformansétait isolé du LCR dans 77,77%. Parmi les
prélèvements analysés, 38 ont bénéficié d’une recherche d’antigène cryptococcique, 33 sont revenus
positifs correspondantà 86,84%. Seul 14 de nos patients ont bénéficié de l’antifongigramme, parmi
eux, 7 ont présentés une sensibilité à tous les antifongiques testés. Dans notre série, le schéma
thérapeutique était connu pour seulement 34 patients. L’Amphotéricine B est l’antifongique de choix
en traitement d’attaque et le fluconazole en traitement d’entretien. L’évolution sous traitement était
connue pour 11 patients et marquée par les rechutes chez 5 patients et le décès est intervenu pour les
6 restants au 2èmejour d’hospitalisation ou juste après le début du traitement. Concernant l’enquête
environnementale, notre travail était axé essentiellement sur les fientes de pigeons qui constituent le
biotope le plus important pour C. neoformans
. Notre enquête nous a permis d’isoler et d’identifier 216 souches. Le genre
Cryptococcusest retrouvé dans5,55%, répartis en 2
C.neoformans (0,92%), 9 C.albidus(4,16%) et un C.laurenti0
,46%). Dans notre étude 13 isolats cliniques ont été sérotypées par PCR multiplex puis identifiés par
la spectrométrie de masse (MALDI-TOFMS)(Bruker).
Le sérotype A était prédominant avec 10 souches, 2 souches de sérotype D, et une seule
souche de sérotype C. Pour les variétés,
C. neoformans var grubii était identifié pour 10 souches, et
C. neoformans var neoformans pour 2 souches. Pour les espèces,
C .neoformansest prédominante avec 10 souches,
C. deneoformans pour 02 souches et une espèce de
C. gattii.A notre connaissance, c’est le premier signalement de la présence de l’espèce
C. gattiidans notre pays.
Conclusion
: Cette étude montre l’intérêt des études épidémiologiques pour améliorer la prise en charge des patients et
d’appliquer les mesures préventives efficaces afin de diminuer la fréquence de
cette infection dans notre pays. |
URI: | http://hdl.handle.net/1635/15182 |
Appears in Collections: | الطب
|
Items in DSpace are protected by copyright, with all rights reserved, unless otherwise indicated.
|